Artiste dans notre galerie

André ABRAM

sculpteur
Né à Paris en 1937, vit et travaille à Bordeaux

André Abram a abandonné le violoncelle pour la sculpture mais il lui en reste quelque chose. Les formes féminines sont son inspiration, le bronze et la céramique, sa partition. Le créateur du trophée du concours international de quatuor à cordes de Bordeaux présente un hommage à Bartok...André Abram épure les silhouettes au crayon à partir de modèles vivants avant d’en condenser l’essentiel dans le bronze. Si bien que ses créations expriment une sensuelle présence malgré une radicalisation qui évoque le cubisme, Bordeaux et l’Espagne. Elève des Beaux-Arts et d’un sculpteur espagnol, André Abram réalise depuis les années 70, des pièces monumentales pour différentes fondations, collectivités et entreprises en Gironde et en France. Elles marient un élégant lyrisme et un solide ancrage au sol qui confèrent à l’ensemble un équilibre puissant.

Il est aussi l’artisan de délicates créations de quelques dizaines de centimètres montrant bien la synthèse qu’il propose entre abstraction et figuration. La céramique abordée depuis deux ans, lui permet de jouer des oppositions de couleurs qui dénotent l’amoureux de l’Espagne où il continue à fondre ses plus grosses pièces.

Abram, la pureté des formes.

Sainte-Eulalie – Installé discrètement et de longue date au cœur du bourg, le sculpteur de renom travaille le bronze et la céramique. « Au départ, il y a souvent un modèle vivant. Une femme. Je crayonne, je crayonne et peu à peu l’épure s’impose. Emergent des lignes et des formes... » De fait, l’art d’André Abram a pu être qualifié « d’enrichissement du cubisme ». Son apparente simplicité, son dépouillement, affirment la dynamique des corps et le mouvement dans le bronze ou la céramique. ...ses statues ramenées à l’essentiel parlent de sensualité, de danse et de musique...Le sculpteur bordelais a établi de longue date son atelier dans la maison et le jardin de ses parents au cœur de Sainte-Eulalie. Notre homme solide et discret fait construire un local plus haut et plus grand pour s’adonner au monumental... Toute la maison est encombrée de modèles en plâtre, de moules et de pièces de bronze revêtues de patines différentes, du vert à l’ébène en s’arrêtant à tous les dégradés d’or et d’ocre... »... « Depuis 2 ans, je me suis mis à la céramique »...tirant d’on ne sait où des vases plus beaux qu’utiles. Silhouettes et tonalités évoquent l’Espagne proche et insaisissable...

André Abram, une élégance robuste.

« ...Comme une évidence, cette écriture toute de puissance, qui enracine le bronze à son support, laisse transparaître le caractère taciturne de son créateur. Dures en forme mais cependant riches d’élégance, les sculptures d’Abram, qui demeurent très architecturées, ne laissent guère de place aux vides. Leur attachement à la silhouette géométrique ne tient pas du hasard mais du caractère cartésien de cet artiste qui consacre de longues heures aux croquis et aux dessins, prémices d’une œuvre qui sera conçue une première fois dans l’argile, avant d’être moulée et confiée aux fondeurs.